Le patrimoine naturel

 

La richesse exceptionnelle du patrimoine naturel de Mouthier a été reconnue bien avant qu'écologie et environnement ne deviennent des préoccupations partagées.

 

La Baume et la falaise de Haute Pierre

La source de la Loue, les gorges de Nouailles et la cascade de Syratu font partie du patrimoine protégé au titre des sites depuis un décret de 1933 et l'ensemble de la commune est inclus au site inscrit de la haute et moyenne vallée de la Loue depuis le 7 mars 1979.

 Cascade

 

Ont été placés plus récemment en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
(ZNIEFF) :

de type 1 (secteur de grand intérêt biologique et écologique)
- les rochers du Capucin;
- les pelouses, friches et rochers à Mouthier Haute Pierre;

- la grotte de la Baume archée;

- la grotte des faux monnayeurs.

 

 Grotte desFaux monnayeurs

de type 2 (grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes)

- la vallée de la Loue de sa source à Ornans.

 La Loue à Tivoli

Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive Habitat du 21 mai 1992, la vallée de la Loue a été intégrée dans le périmètre de la démarche « Natura 2000 ».
Les enjeux de la directive étaient:
- la création d' un réseau écologique européen (dénommé réseau Natura 2000) destiné à préserver la diversité biologique des habitats naturels et des habitats d'espèces de faune et de flore d'intérêt communautaire;
- la promotion d'une gestion adaptée de ces habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles locales.

931 hectares (soit 76,3%) de la surface communale de Mouthier Haute Pierre ont été inclus dans le périmètre, et l'arrêté de protection de biotope à faucon pèlerin du 19 avril 1985 a été repris pour les sites des falaises de la Baume et les rochers du Capucin.

Des plantes souvent très spécifiques poussent aussi bien le long du cours supérieur de la Loue, notamment au niveau de la tuffière que sur les pentes qui conduisent à la roche d'Haute Pierre où l'on trouve des formations herbacées à caractère méditerranéen ou steppique. Quelques unes ont été classées dans les plantes à protéger : l'Anthyllis Montana, la potentille Caulescens , la Stipa Pennata et la daphnée Alpina.

 

                  026                                                     Bryophite( plagonium undulatum)

                               Potentille Caulescens                                                                                       Bryophites

 

Sur le plan ornithologique, la variation de l'altitude ( de moins de 400 à plus de 800 mètres) et des milieux permet une grande diversité d'espèces. Hormis les oiseaux familiers de la région et le faucon pèlerin déjà mentionné, on peut observer le cincle plongeur le long de la rivière, le tichodrome échelette qui arpente parfois le clocher de l'église, le bruant fou et à proximité des falaises, le grand corbeau, le milan royal, le milan noir, l'hirondelle de rocher et le martinet alpin à ventre blanc.

 milan royal

 

                 cincle plongeur

Le randonneur curieux qui empruntera les circuits proposés par l'association locale de tourisme a de fortes chances de rencontrer d'autres hôtes de notre vallée : chamois, chevreuils, sangliers, renards ou fouines, mais aussi des couleuvres et des vipères.

 chamois

 
Par un beau jour d'été, il apercevra peut être, en montant à la roche d'Haute Pierre le magnifique papillon Apollon. En remontant le sentier des gorges, il verra surement truites ou ombres scintillant dans la Loue. Il est peu probable par contre qu'il surprenne la vouivre prenant son bain...

 

 

 Truites dans la Loue

 

 Les cerisiers et le kirsch de la Marsotte.

 cerisiers en fleurs

Dans ce pays où la plantation d'arbres fruitiers a côtoyé la vigne dès l'origine, les cerisiers ont toujours dominé (ils occupaient 350 hectares en 1840).Ils sont encore bien présents sur les coteaux de l'amphithéâtre de Mouthier et donnent un spectacle féerique au moment de la floraison, dans la deuxième quinzaine d'avril, lorsque leurs grappes de fleurs blanches illuminent le vert tendre de la première herbe.

 Le ravissement des yeux donne place, un an plus tard, à celui des papilles, lorsque les alchimistes de la Marsotte ont accompli la transformation des cerises en kirsch. Fondée en 1911, cette coopérative, qui doit son nom à une variété locale de cerises, produisait de 2400 à 9000 litres de kirsch par an dans les années trente. Elle comptait alors une cinquantaine de sociétaires.

 Aujourd'hui les variétés récoltées se répartissent en 25% de marsottes, 25% de faux vaches et 50% de catelles et le nombre de coopérateurs est d'une dizaine. En 2009, 12.9 tonnes de cerises ont donné 1727 l de kirsch, suffisamment pour les connaisseurs qui restent fidèle à la marque déposée : « La Marsotte » gage d'une grande qualité.